Séance de laboratoire n° 4 Muqueuses
Au cours de cette séance de laboratoire, vous allez examiner un certain nombre de
muqueuses. Les muqueuses tapissent la face luminale de certaines structures, notamment
dans le tube digestif, l'appareil respiratoire et l'appareil urinaire. Une muqueuse se
compose (1) d'un épithélium, (2) de la membrane basale sur laquelle repose
l'épithélium et (3) d'une couche de tissu conjonctif lâche, appelée lamina
propria, qui sous-tend la membrane basale. La lamina propria contient des cellules
ainsi qu'une matrice non cellulaire formée de fibres et de substance fondamentale. Les
fibres et la substance fondamentale sont sécrétées par des cellules appelées fibroblastes.
D'autres cellules sont présentes, notamment des lymphocytes, des cellules plasmatiques,
des macrophages et des mastocytes. Les fibres de tissu conjonctif sont des fibres
collagènes, des fibres d'élastine et des fibres réticulées (ces deux derniers types de
fibres ne sont visibles qu'à l'aide de colorants spéciaux). La substance fondamentale
est amorphe et ne peut habituellement pas être distinguée dans des coupes de tissu (sauf
dans le cartilage).
Muqueuse du duodénum (tiré de la lame 9, Duodénum de singe, APS) :
Revoyez les figures 1 et 2 de la première séance de
laboratoire, ainsi que le texte correspondant, qui décrit la muqueuse du duodénum.
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.jpg) Jéjunum Faible grossissement
Le jéjunum a une structure très semblable à celle du duodénum. Par contre, sa
sous-muqueuse ne comporte pas de glandes de Brunner. De plus, les cellules caliciformes
sont pâles avec ce colorant.
Dans la figure 19, la face luminale et ses villosités sont du côté gauche.
L'épithélium et la lamina propria sont semblables à ceux du duodénum. Les glandes
intestinales s'ouvrent sur la base des villosités. Les astérisques indiquent la
musculaire muqueuse, qui est difficile à distinguer à ce grossissement. (La musculaire
muqueuse, fine bande de muscle qui court le long de la face interne de la muqueuse, est
une caractéristique distinctive du tube digestif.) La sous-muqueuse, avec ses bandes
irrégulières de fibres collagènes, est beaucoup plus facile à voir dans le jéjunum,
à cause de l'absence de glandes de Brunner. Même si cela n'apparaît pas dans cette
figure, la sous-muqueuse peut se projeter dans des replis appelés valvules conniventes,
qui soulèvent la muqueuse recouvrant la sous-muqueuse. Ces valvules, qui servent à
accroître l'aire d'absorption de l'intestin grêle, sont très abondantes dans le
jéjunum. La tunique musculeuse, avec ses couches circulaire et longitudinale, ainsi que
la séreuse sont faciles à distinguer.
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.jpg) Jéjunum Fort grossissement
Cette figure montre le détail du sommet d'une villosité. Son épithélium est un
épithélium cylindrique simple qui comporte des microvillosités. Plusieurs cellules
caliciformes sont visibles. Plusieurs lymphocytes sont visibles dans le tissu conjonctif
lâche de la lamina propria. De petits vaisseaux sanguins sont également présents, en
particulier près de l'épithélium. Chaque villosité possède en outre un vaisseau
lymphatique appelé chylifère central (difficilement visible sur cette figure) qui
participe à l'absorption des lipides. La villosité contient des fibres de muscle lisse
qui lui permettent de se contracter de manière indépendante. (À ce grossissement, il
est difficile de distinguer le muscle lisse des fibres collagènes.)
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.jpg) Intestin d'Ascaris Fort
grossissement
La figure 21 montre l'épithélium formé de très longs cylindres de l'intestin
du ver Ascaris. On peut voir le noyau de quelques-unes des cellules épithéliales.
La membrane basale est manifeste, et les microvillosités très longues. Notez qu'il n'y a
pas de lamina propria sous-jacente à la membrane basale. Des bandelettes obturantes sont
bien visibles près de la face apicale des cellules. Elles constituent le site de plaques
de liaison spécialisées, appelées complexes de jonction en microscopie
électronique, entre cellules épithéliales. Ces complexes de jonction sont formés de
jonctions occlusives (ou jonctions serrées), de jonctions adhérentes et de desmosomes
(ou macula adherens). Pour plus de détails, voir Ross et al., 3e édition,
pp. 67-68.
On voit des cellules épithéliales sur toute leur longueur à gauche de la lumière,
mais seulement sur une partie de leur longueur à droite de la lumière.
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.jpg) Trachée
L'épithélium est à gauche, et la lamina propria contenant plusieurs vaisseaux
sanguins est à sa droite. (La trachée du lapin contient plus de vaisseaux sanguins et
moins de glandes que la trachée humaine). L'épithélium est cylindrique,
pseudo-stratifié et cilié. Dans un épithélium pseudo-stratifié, toutes les cellules
reposent sur la membrane basale (de sorte que l'épithélium est simple, et non
stratifié) mais les cellules ne sont pas toutes de la même hauteur et seulement
quelques-unes rejoignent la lumière. Les noyaux des cellules épithéliales sont situés
à des niveaux différents, de sorte que l'épithélium semble stratifié. Les cellules
les plus abondantes sont les cellules cylindriques ciliées, puis les cellules
caliciformes sécrétrices de mucus.
Dans la trachée, la sous-muqueuse (non illustrée ici) ressemble à la lamina propria,
dont elle est séparée par une bande de fibres élastiques qui ne sont visibles qu'à
l'aide de colorants spéciaux.
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.jpg) Uretère
Cette image à faible grossissement de l'uretère montre ses trois couches :
l'épithélium, la lamina propria et la musculeuse. Il n'y a pas de sous-muqueuse
distincte.
La lumière de l'uretère non distendu est convolutée, à cause des replis de la
muqueuse. L'épithélium est transitionnel, un genre d'épithélium stratifié formé de
plusieurs couches de cellules. L'épithélium transitionnel a la capacité de s'amincir et
de s'aplatir afin de permettre aux voies de passage de l'urine de se distendre. Il est de
plus essentiellement imperméable aux sels et à l'eau.
La lamina propria est passablement dense et riche en collagène. La musculeuse qui
sous-tend la lamina propria comporte généralement deux couches de muscle
lisse : une couche interne lâche en spirale, dite longitudinale, et une couche
externe plus serrée en spirale dite circulaire. (Notez que ces couches sont inversées
par rapport à celles du tube digestif.) Le muscle est mêlé à du tissu conjonctif et
forme des faisceaux plutôt que des feuillets.
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.jpg) Muqueuse de l'uretère Fort
grossissement
La disposition des cellules de l'épithélium transitionnel est visible dans cette
figure. Les cellules de la surface sont arrondies et s'avancent dans la lumière. Elles se
colorent généralement davantage du côté de leur face apicale. Les cellules
intermédiaires sont en forme de poire ou de polyhèdre irrégulier. Celles de la rangée
basale sont cylindriques et petites, ou cubiques. On voit une partie de la lamina propria,
avec ses abondantes fibres collagènes. Un vaisseau sanguin contenant des globules
sanguins est visible dans la lamina propria.
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.jpg) Vessie
La structure de la vessie est semblable à celle de l'uretère, puisqu'elle possède un
épithélium transitionnel, une lamina propria et une musculeuse. Par contre, la paroi de
la vessie est beaucoup plus épaisse que celle de l'uretère. La musculeuse comporte plus
ou moins trois couches de faisceaux musculaires anastomosants séparés par une
grande quantité de tissu conjonctif. (Un faisceau de muscle lisse et une partie du
collagène de la musculeuse sont indiqués dans la figure.) La muqueuse de la vessie
présente également des replis lorsque la vessie n'est pas distendue.
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.jpg) Muqueuse
de la vessie Fort grossissement
Cette figure montre l'aspect de l'épithélium de la vessie et de ses cellules à la
surface arrondie. Lorsque la vessie est distendue, ces cellules peuvent devenir larges et
pavimenteuses. Certaines cellules épithéliales peuvent posséder deux noyaux. |