Amplitude de Variation Mélodique (II)
Les contours montants et descendants sur les syllabes accentuées ![]()
Chaque fois que l'on découpera une phrase française de la même façon, on aura la même séquence de contours intonatifs. Ainsi, les phrases suivantes seront dites avec la même mélodie:
- En passant devant l'épicerie, j'ai aperçu mon nouveau directeur.
- Les enfants du nouveau millénaire ont un avenir très incertain.
- Si vous vous rappelez le nom de ce chanteur, on vous enverra un prix
fabuleux.
Ainsi, à l'aide des deux règles d'Inversion de Pente Mélodique et d'Amplitude de Variation Mélodique, pouvons-nous déduire la (ou les) séquence(s) de contours intonatifs acceptable(s) pour une phrase française quelconque.
Mais, comment détermine-t-on l'intonation de la phrase lorsqu'on parle spontanément et qu'on ne sait pas comment ou où la phrase va se terminer, combien de groupes rythmiques elle comportera, lorsqu'on hésite et qu'on ralentit son rythme pour ensuite l'accélérer, bref, lorsqu'on parle par segments de phrase plutôt que par phrase complète bien structurée? La première étape sera de déterminer si l'énoncé est déclaratif ou interrogatif. Si l'interrogation est indiquée dans l'énoncé par une expression interrogative (est-ce que, quand, comment, pourquoi, où, etc.), on n'est pas obligé d'utiliser l'intonation pour marquer la nature interrogative de l'énoncé et on peut donc avoir un ton descendant en fin d'énoncé. En supposant donc que l'on ait déterminé que C0 aura une pente mélodique descendante, la deuxième étape consistera en l'application des deux règles:
- la règle IPM servira à découper l'énoncé en ses sous-unités principales.
- la règle AVM servira à hiérarchiser toutes les sous-unités en une structure.